Bilan thermique Excel - Modèle Gratuit
Modèle Excel pour estimer les déperditions par zone, recommander une puissance de chauffage et contrôler vos hypothèses thermiques.
Ce bilan thermique Excel estime les déperditions de chaleur de chaque zone d’un bâtiment et la puissance de chauffage recommandée. Le fichier contient les onglets Bilan thermique, Paramètres, Synthèse et Instructions, avec des calculs automatiques en watts et en kilowatts.
Vous renseignez les surfaces, hauteurs, températures, parois et taux de renouvellement d’air. Le modèle calcule le volume, l’écart ΔT, les pertes par murs, toiture, plancher, vitrages, portes et ventilation, puis applique une marge de sécurité de 15 %.
Les principaux atouts de ce modèle Excel
- Découpez l’étude jusqu’à 100 zones grâce aux lignes préparées de 3 à 102.
- Calculez automatiquement le volume à partir de la surface chauffée et de la hauteur sous plafond.
- Obtenez séparément les déperditions des murs, de la toiture, du plancher, des vitrages, des portes et de la ventilation.
- Comparez la puissance installée à la puissance de chauffage recommandée dans l’onglet Synthèse.
- Identifiez la zone la plus déperditive et le nombre de zones marquées À vérifier.
- Utilisez les listes de villes et de types de bâtiments pour limiter les erreurs de saisie.
- Visualisez la répartition des pertes avec deux graphiques intégrés à la synthèse.
Guide pas à pas
- Étape 1 — Ouvrez l’onglet Paramètres et renseignez le nom du projet, le client, le responsable, la ville et la date de l’étude.
- Étape 2 — Contrôlez le type de bâtiment, la température intérieure de référence, le coefficient de ventilation et la marge de sécurité.
- Étape 3 — Dans Bilan thermique, saisissez une ligne par zone chauffée : ID, nom, ville, responsable, surface, hauteur et surfaces des parois.
- Étape 4 — Renseignez le taux de renouvellement d’air dans la colonne U. Les coefficients U des parois sont repris automatiquement depuis Paramètres.
- Étape 5 — Vérifiez les résultats calculés dans les colonnes V à AF, notamment les déperditions totales et la puissance recommandée.
- Étape 6 — Consultez Synthèse pour lire les totaux en kW, la zone la plus déperditive, les alertes et les graphiques.
- Étape 7 — Si vous connaissez l’équipement prévu, saisissez sa puissance installée en B10 de Synthèse pour mesurer l’écart avec le besoin calculé.
Fonctionnalités incluses
À qui sert un bilan thermique Excel dans un projet de bâtiment
Une étude zone par zone
Ce tableur convient à un artisan chauffagiste, à un bureau d’études qui prépare un avant-projet ou à un propriétaire qui veut cadrer les besoins d’une maison individuelle. Il peut aussi servir à une assistante de maîtrise d’ouvrage pour comparer plusieurs hypothèses avant de demander un dimensionnement définitif.
L’onglet Bilan thermique prévoit une ligne pour chaque zone : séjour, cuisine, chambre ou local tertiaire. L’exemple fourni démarre avec un séjour de 35 m² et une hauteur de 2,5 m, soit un volume calculé de 87,5 m³. La cuisine de 14 m² et la chambre de 13 m² sont également déjà renseignées comme exemples.
Quand remplir le fichier
Le meilleur moment est avant le choix des radiateurs, d’une pompe à chaleur ou d’une chaudière, puis lors de la comparaison des variantes d’isolation. Pour une rénovation, reprenez les mesures pièce par pièce après le relevé des murs, vitrages, portes et plafonds.
Avec 8 zones, 137 m² de surface totale et une température intérieure de 19 °C, vous obtenez une base exploitable pour discuter de la puissance globale. La colonne AE indique la part de chaque zone dans le total : une pièce représentant 22 % des pertes mérite une vérification prioritaire.
Ce que montrent les onglets
L’image 1 montre Bilan thermique, avec les colonnes de saisie et les résultats jusqu’au statut AF. L’image 2 présente Paramètres, où figurent le projet, les températures par ville et les coefficients U. L’image 3 affiche Synthèse et ses indicateurs, tandis que l’image 4 montre les consignes, les unités et la légende des couleurs.
Les hypothèses techniques à contrôler avant de retenir la puissance
Températures et écart ΔT
Le modèle utilise 19 °C comme température intérieure par défaut. La température extérieure de base dépend de la ville sélectionnée : l’exemple de Lyon indique -10 °C, soit un écart ΔT de 29 K. Une erreur de ville modifie directement toutes les déperditions par transmission.
Les villes proposées dans les listes comprennent notamment Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes, Strasbourg, Rennes et Montpellier. Vérifiez toutefois que la température de référence correspond bien à l’étude thermique retenue : ce fichier fournit une estimation indicative, pas une attestation réglementaire.
Coefficients U des parois
Les coefficients U sont exprimés en W/m²·K. Les paramètres fournis indiquent 0,25 pour un mur isolé, 0,18 pour une toiture isolée, 0,30 pour un plancher bas, 1,40 pour une fenêtre double vitrage et 1,60 pour une porte isolée.
Pour un mur de 45 m², avec U = 0,25 et ΔT = 29 K, la perte calculée est de 45 × 0,25 × 29 = 326,25 W. Le fichier applique ensuite une marge de sécurité de 15 % à la somme des pertes pour obtenir la puissance recommandée.
Ventilation et validation professionnelle
La ventilation repose sur un coefficient de 0,34 Wh/m³·K et le taux de renouvellement d’air saisi entre 0,1 et 2 vol/h. Pour 87,5 m³, 0,45 vol/h et 29 K, la perte d’air est d’environ 389 W.
La réglementation environnementale applicable et les caractéristiques réelles du bâtiment doivent être vérifiées par un professionnel compétent. La puissance affichée est un dimensionnement indicatif : elle ne remplace pas une étude thermique complète.
Là où un calcul de déperditions devient trompeur
Des surfaces approximatives faussent le résultat
Une surface de vitrage saisie à 6,5 m² au lieu de 8 m² peut sembler anodine, mais avec U = 1,4 et ΔT = 29 K, l’écart atteint 60,9 W avant même la marge de sécurité. Sur 10 zones, ces approximations peuvent déplacer plusieurs centaines de watts entre la puissance calculée et le besoin réel.
Le même problème apparaît lorsque la hauteur sous plafond est laissée à 2,5 m pour une pièce cathédrale de 4 m. Le volume de 40 m² passe alors de 100 à 160 m³ et la perte de ventilation augmente fortement. Saisissez donc les mesures réelles, pas la moyenne du logement.
Les coefficients U par défaut ne sont pas des mesures
Le coefficient U de 0,25 pour un mur isolé est une hypothèse enregistrée dans Paramètres. Si l’isolant est discontinu, humide ou absent sur une partie du mur, cette valeur sous-estime la perte. À l’inverse, appliquer 1,4 à une fenêtre récente à triple vitrage surestime le besoin.
La bonne pratique consiste à modifier les valeurs de référence avant de remplir toutes les zones, puis à conserver une note dans le dossier d’étude. Ne remplacez pas une valeur par 0 pour masquer une donnée manquante : le résultat deviendrait artificiellement favorable.
Les alertes à lire avant de conclure
Le statut passe à Élevée au-delà de 8 000 W et à À vérifier au-delà de 15 000 W. Une zone à 16 200 W n’est pas automatiquement une erreur, mais elle doit déclencher un contrôle des surfaces, du ΔT, des coefficients U et du taux d’air.
Enfin, une puissance installée de 12 kW saisie dans Synthèse ne prouve pas que l’installation est adaptée. Si la puissance recommandée atteint 14,4 kW, l’écart de 2,4 kW doit être analysé avec les conditions de fonctionnement et les éventuels apports internes.
Comment intégrer ce fichier à votre routine d’étude
Un relevé fixe avant chaque calcul
Commencez par créer un dossier par projet et remplissez Paramètres avant toute saisie de zone. Pour une maison de 10 pièces, réservez 20 minutes au relevé des surfaces, hauteurs et ouvertures, puis 10 minutes à la vérification des températures et coefficients.
Dupliquez le fichier pour chaque variante d’isolation plutôt que d’écraser l’étude initiale. Vous pourrez ainsi comparer, par exemple, un mur à U = 0,25 avec une amélioration à U = 0,18 et mesurer l’effet sur les watts recommandés.
Trois contrôles à faire chaque semaine
- Contrôlez les lignes dont le statut est À vérifier et les zones dont la part AE paraît disproportionnée.
- Vérifiez que les colonnes jaunes contiennent bien les saisies et que les cellules calculées n’ont pas été remplacées.
- Comparez la puissance globale de Synthèse avec la puissance installée renseignée en B10.
Quand abandonner le tableur
Ce modèle reste adapté à une étude ponctuelle de moins de 100 zones. Passez à un logiciel thermique spécialisé si vous devez gérer plusieurs bâtiments, des scénarios dynamiques, des ponts thermiques détaillés, des plans réglementaires ou un historique de centaines d’études.
Conservez alors le fichier comme support de contrôle : exportez les résultats, datez les hypothèses et archivez la version utilisée. Une étude modifiée sans trace des coefficients ou de la ville de référence devient difficile à auditer six mois plus tard.
Questions fréquentes sur ce modèle
Il calcule, pour chaque zone, le volume, l’écart de température, les déperditions par paroi et ventilation, les déperditions totales et la puissance de chauffage recommandée avec une marge de sécurité de 15 %.
Les lignes 3 à 102 sont préparées, soit jusqu’à 100 zones. Le fichier est donc adapté à une maison, un appartement, un commerce ou un petit bâtiment découpé par pièces.
Oui. Ils sont stockés dans l’onglet Paramètres, avec cinq types de parois. Vous pouvez remplacer les valeurs par celles de votre étude, notamment si vous disposez de caractéristiques précises d’isolation.
Le statut devient À vérifier lorsque la puissance recommandée dépasse 15 000 W. Le seuil intermédiaire Élevée s’applique au-delà de 8 000 W. Contrôlez alors les surfaces, le ΔT, les coefficients U et le renouvellement d’air.
La température extérieure de base est reprise selon la ville choisie. Dans les paramètres fournis, Lyon est associé à -10 °C, Paris à -7 °C et Marseille à -5 °C. Vous devez vérifier l’hypothèse adaptée à votre étude.
Non. Le résultat est indicatif et doit être confronté aux caractéristiques réelles du bâtiment et validé dans le cadre d’une étude thermique professionnelle. Le fichier sert à estimer, comparer et contrôler les besoins par zone.